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CEMAC : économie politique de la rente et marché financier, le retard d’une place des matières premières

3 min de lecture--Par Lauric NGOUEMBE
CEMAC : économie politique de la rente et marché financier, le retard d’une place des matières premières

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CEMAC : économie politique de la rente et marché financier, le retard d’une place des matières premières

En bref

Les États de la CEMAC financent encore largement leurs budgets par la rente des matières premières, dont les prix se forment à Londres, New York ou Chicago. L’analyse relie cette extraversion à la faiblesse du marché financier régional et au retard d’une bourse dérivée des commodités. L’enjeu pour les décideurs est de transformer la rente en investissement productif, plutôt que de la recycler dans la dette souveraine et la fuite de capitaux.

Cette note de curation propose une lecture synthétique de l’analyse publiée par Lauric Ngouembé sur Financial Afrik, consacrée à l’économie politique de la rente et au sous-développement du marché financier en zone CEMAC.

Enjeu stratégique

Pour les États d’Afrique centrale, la question dépasse l’existence formelle de la BVMAC et de la COSUMAF. Elle porte sur la capacité à valoriser localement les ressources naturelles, à canaliser la rente vers le Trésor et à financer la transformation productive, plutôt que de laisser les cours internationaux dicter la politique budgétaire et monétaire.

Résumé de l’article source

L’article décrit des économies peu diversifiées, où la recherche de rente l’emporte sur la création de richesse. Le marché financier régional reste peu profond, dominé par la dette souveraine, avec un faible financement des PME et l’absence d’un marché obligataire d’entreprises ou de matières premières. Un marché dérivé régional des commodités serait, en théorie, un levier pour attirer des capitaux vers la transformation locale ; sa mise en œuvre se heurte toutefois à la gouvernance de la rente, au manque d’investisseurs institutionnels locaux et à l’exigence d’un cadre réglementaire robuste.

Lecture ITONGA

La priorité opérationnelle est triple : mieux inventorier et capter la rente vers le compte unique du Trésor ; approfondir le marché financier régional au-delà du refinancement des États ; et n’envisager une place de dérivés sur matières premières que sous une supervision stricte, afin d’éviter qu’elle ne devienne un nouveau circuit de captation plutôt qu’un instrument de diversification.

Résumé de l’article source

  • Les prix des matières premières de la CEMAC se forment encore largement hors de la région.
  • Le marché financier régional finance surtout les États, au détriment de l’économie réelle.
  • Une bourse dérivée des commodités n’a de sens que dans un cadre de gouvernance et de régulation exigeant.

Article source

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Cette publication propose un aperçu éditorial. La version intégrale est disponible sur le site de publication source.

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